Ballet Preljocaj

Danse

Toujours provocateurs les héros mythiques de cette oeuvre de William Shakespeare (1596), mise en musique par Serge Prokofiev (1935), chorégraphiée par Angelin Preljocaj pour la première fois en 1990 pour le Ballet de l’Opéra de Lyon, reprise en 1996 par le Ballet Preljocaj et jouée depuis dans le monde entier. Toujours actuelle la lutte de ces deux adolescents pour conquérir leur liberté et assouvir leur désir d’être ensemble, ailleurs, pour vivre une autre vie hors des cadres moraux et sociaux, figés et contraignants, hors de tout ce qui limite leur soif de bonheur. Toujours aussi passionnel ce choc de deux corps qui se cherchent et se désirent, se découvrent et s’apprivoisent. C’est un hymne à la jeunesse fougueuse et frondeuse que propose le chorégraphe et ses vingt-quatre danseuses et danseurs, habitant intensément le plateau scénographié par le dessinateur Enki Bilal pour donner l’image d’une Vérone de fiction, une ville sous haute surveillance devenant le lieu de tous les affrontements, militaires ou amoureux. Dans les combats de jeunes guerriers comme dans les confrontations amoureuses, les corps s’envolent, se tordent, se plient sous les coups, se désarticulent et se mêlent. Ces corps-à-corps réglés minutieusement laissent une large place à la sensualité et se développent jusqu’à l’épuisement. Dans le clair-obscur des nuits italiennes propice aux guets-apens, on manie le gourdin, on assassine tout autant qu’on se frôle, qu’on s’enlace, qu’on se livre aux joies de l’amour, qu’on oublie tout avant d’être rattrapé par la réalité d’un monde sans pitié pour ceux qui tentent de briser innocemment les règles. D’une absolue fidélité à Shakespeare et à la très riche partition de Serge Prokofiev, Angelin Preljocaj sait aussi être novateur. Sa danse bouscule les codes sans effacer la pureté et la grâce des gestes et des mouvements. Et lorsque la mort s’empare du plateau pour clore la tragédie, on est ému par la beauté de ce chant d’amour intemporel et universel.

Mardi 27, mercredi 28, jeudi 29 et vendredi 30 mars à 20:30

Maison de la culture salle Jean-Cocteau

Durée 1 heure 30

Pièce pour 24 danseurs
Création 1996 pour le Ballet Preljocaj

Chorégraphie
Angelin Preljocaj

Décor
Enki Bilal

Costumes
Enki Bilal et Angelin Preljocaj

Musique
Serge Prokofiec, Roméo et Juliette

Création sonore
Goran Vejvoda

Lumières
Jacques Chatelet

Distribution en cours

Pièce remontée par
Youri Aharon Van Den Bosch, assistant et adjoint à la direction artistique

Assistante répétitrice
Natalia Naidich

Choréologue
Dany Lévêque

« La minute du spectateur », portrait vidéo du chorégraphe Angelin Preljocaj réalisé par la Maison de la Dance de Lyon (2015):

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