Requiem pour L. © Chris Van der Burght - Visuel Antoine+Manuel
danse
musique
Requiem pour L.
Alain Platel
Fabrizio Cassol

Un périple musical saisissant, une aventure artistique bouleversante menée pendant trois années pour proposer une réinterprétation d’un chef-d’œuvre, le Requiem de Mozart, composé en 1791, quelques mois  avant la mort du compositeur. Œuvre inachevée, dont on sait quelle fut « complétée » par d’autres à la demande de sa veuve. Alain Platel et Fabrizio Cassol ont voulu reconstruire cette œuvre « occidentale » en la fusionnant avec du jazz et de la musique africaine populaire, réunissant pour l’interpréter des musiciens et des chanteurs africains et européens. Un défi formidable où guitare basse, guitare électrique, accordéon, percussions et likembés (mini pianos à pouce) se côtoient, où chanteurs lyriques se mêlent aux voix formées à la tradition orale congolaise. Toutes les étapes qui organisent le rituel funéraire du Requiem chrétien, Dies Iræ, Tuba Mirum, Sanctus, Kyrie Eleison… se retrouvent dans cette nouvelle partition magnifiée par les voix profondes et rocailleuses venues d’un autre continent. La scène recouverte de tombes, parmi  lesquelles circulent les interprètes, devient un lieu de fraternité pour partager intensément la douleur du deuil et chanter la tristesse de la séparation, en latin, en swahili, en lingala ou en kikongo. En raccourcissant les distances entre l’Afrique et l’Europe, Alain Platel et le compositeur Fabrizio Cassol prouvent que face à la mort, l’homme démuni est toujours partagé entre colère et résignation.

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Au départ, comme l’expliquent ci-dessous Fabrizio Cassol et Alain Platel, il y a non pas une « idée » mais une intuition commune à partager : aborder en douceur le tabou de la mort, au départ du « Requiem » inachevé de Mozart. Une complicité de 12 ans leur a permis de traduire en œuvres nouvelles leur amour commun de la musique classique, du jazz et de l’Afrique. Après Monteverdi (vsprs, 2006), Bach (pitié !, 2008) et le répertoire baroque occidental (Coup Fatal, 2014), voici une œuvre culte, traduite en vibrations contemporaines et interprétée par des artistes africains.
— Christian Jade, RTBF

Lieu
Maison de la culture
Salle Jean-Cocteau
Horaires
jeudi 14 février à 20:30
vendredi 15 février à 20:30
Durée
1 heure 40
Distribution

Musique
Fabrizio Cassol
D’après Le Requiem de Mozart
Mise en scène
Alain Platel
Chef d’orchestre
Rodriguez Vangama
De et avec
Rodriguez Vangama (Guitare Et Basse Électrique), Boule Mpanya, Fredy Massamba, Russell Tshiebua (Chant) Nobulumko Mngxekeza, Owen Metsileng, Stephen Diaz/Rodrigo Ferreira (Chant Lyrique), Joao Barradas (Accordéon), Kojack Kossakamvwe (Guitare Électrique), Niels Van Heertum (Euphonium), Bouton Kalanda, Erick Ngoya, Silva Makengo (Likembé), Michel Seba (Percussions)
Dramaturgie
Hildegard De Vuyst
Vidéo
Simon Van Rompay
Caméra
Natan Rosseel
Scénographie
Alain Platel
Réalisation décor
Wim Van De Cappelle
En collaboration avec
Atelier Du Décor Ntgent
Éclairage
Carlo Bourguignon
Son
Carlo Thompson
Costumes
Dorine Demuynck

Création 2018

+ Production - Coproduction

Remerciements à Isnelle da Silveira, Filip De Boeck, Barbara Raes, Griet Callewaert, atelier NTGent, Madame S.P., Mademoiselle A.C., Fondation Camargo (Cassis, France), Sylvain Cam-breling, Connexion vzw / Avec nos sincères remerciements à L. et sa famille pour leur ouverture exceptionnelle, leur grande confiance et leur soutien unique de ce projet spécial / En dialogue avec dr Marc Cosyns
Production : les ballets C de la B, Festival de Marseille, Berliner Festspiele
Coproduction : Opéra de Lille (FR), Théâtre national de Chaillot Paris (FR), Les Théâtres de la Ville de Luxembourg (LU), Onassis Cultural Centre
Athens (GR), TorinoDanza (IT), Aperto Festival/ Fondazione I Teatri – Reggio Emilia (IT), Kampnagel Hamburg (DE), LudwigsburgerSchlossfestspiele(DE), FestspielhausSt. Pölten (AT), L’Arsenal Metz (FR), SN du Sud-Aquitain – Bayonne (FR), la Ville de Marseille – Opéra(FR) / Distribution Frans Brood Productions / Avec l’appui de la Ville de Gand, de la Province de la Flandre-Orientale, des autorités flamandes, North Sea Port et le Taxshelter belge.