Retour à Reims © Richard Schroeder et DR - Visuel Antoine+Manuel
théâtre
Retour à Reims
Thomas Ostermeier
Basé sur le livre "Retour à Reims" de Didier Eribon (Fayard, 2009)
Dans une version de la Schaubühne Berlin

Essai biographique et sociologique, le livre de Didier Eribon, Retour à Reims, est fait d’allers-retours entre présent et passé. Le présent, c’est le voyage que l’auteur entame pour revenir dans cette ville de province qu’il a quittée pour venir à Paris faire ses études. Le passé, c’est cette petite ville étouffante, la famille prolétarienne à laquelle il appartient, mais qu’il a presque totalement abandonnée, et les difficultés pour le jeune homosexuel à vivre sa sexualité sans être marginalisé et méprisé. Au-delà de la reconstitution d’une histoire personnelle, c’est toute une réflexion sur les mécanismes de la construction sociale et identitaire et la mise en évidence des glissements politiques qui touchent la société française que livre Didier Eribon. Questionnement sur une évolution politique qui a vu l’extrême droite s’implanter dans les classes populaires, sur une gauche qui a raté son projet progressiste, sur l’exclusion sociale qui a frappé des catégories entières de la population. En portant sur scène ce débat résolument contemporain, Thomas Ostermeier a filmé, comme un documentaire, le voyage vers Reims de Didier Eribon et ses retrouvailles avec sa mère, avant d’imaginer un dialogue entre le réalisateur du film et une actrice, Irène Jacob, chargée d’enregistrer dans un studio le commentaire qui accompagnera le film. Une nouvelle fois Thomas Ostermeier affirme avec brio la force de l’art pour, à travers des destinées individuelles, rendre compte d’un état de l’Europe et des  sociétés qui la composent.

La presse en parle

La pièce met ainsi en exergue une réflexion fondamentale sur le politique, l’identité, intrinsèque et les rapports de domination sociaux ; un théâtre aux enjeux primordiaux que présentent Ostermeier et son équipe de la Schaubuhne ; un électrochoc pourtant doux presque envoûtant, intime qui laisse des traces bien longtemps après y avoir assisté. Une pièce nécessaire après les diverses élections, sans pourtant verser dans la lecture terne et plate d’un essai qui n’était pas destiné à la scène. Un tour de force en grâce et subtilité.
— Camellia Burows

Lieu
Maison de la culture
Salle Jean-Cocteau
Horaires
mardi 14 mai à 20:30
mercredi 15 mai à 20:30
jeudi 16 mai à 20:30
Durée
Non annoncée
Distribution

Direction
Thomas Ostermeier
Scénographie et costumes
Nina wetzel
Musique
Nils Ostendorf
Son
Jochen Jezussek
Dramaturgie
Florian Borchmeyer
Lumières
Erich Schneider
Avec
Cédric Eeckhout, Irène Jacob, Blade Mc Alimbaye
Film
Réalisation
Sébastien Dupouey
Thomas Ostermeier
Prises de vues
Marcus Lenz
Sébastien Dupouey
Marie Sanchez
Montage
Sébastien Dupouey
Bande originale
Peter Carstens
Robert Nabholz
Musique
Nils Ostendorf
Sound design
Jochen Jezussek

Création 2019

+ Production - Coproduction

Production : Théâtre Vidy-Lausanne
Coproduction : Théâtre de la Ville Paris – Théâtre National de Strasbourg – TAP – Théâtre & Auditorium de Poitiers – Scène nationale d’Albi – La Coursive – Scène nationale La Rochelle – Bonlieu Scène nationale Annecy – MA Scène nationale – Pays de Montbéliard – Espace Malraux – Scène nationale de Chambéry et de la Savoie – Théâtre de Liège et DC&J Création avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique et de Inver Tax Shelter
Production première version : Schaubühne Berlin avec Manchester internation Festival MIF HOME Manchester – Théâtre de la Ville de Paris – Avec le soutien de Pro Helvetia