la passion de simone

Musique


kaija saariaho
amin maalouf


Kaija Saariaho est encore une jeune fille lorsqu’elle découvre l’œuvre de la philosophe française Simone Weil (1909-1943), qu’elle lit d’abord en finnois. Encore aujourd’hui, elle se rappelle avoir été profondément marquée par la compassion de cette femme intransigeante, la force de ses engagements politiques, aux côtés de la classe ouvrière, des Républicains espagnols ou de la France Libre, le courage avec lequel elle affronte la mort au sanatorium d’Ashford en Angleterre. Plus tard, pour la création de son premier opéra, L’Amour de loin (2000), que met en scène l’un de ses complices, Peter Sellars, la compositrice réalise que celui-ci partage avec elle une même ferveur pour cette figure de l’absolu. Sur les traces de tant de musiciens des siècles passés, elle écrit à son tour une passion, à la mémoire de la philosophe. Librettiste habituel de Saariaho, Amin Maalouf en écrit le texte. La Passion de Simone est créée à Vienne en 2006, dans une version pour orchestre symphonique, chœur, soprano solo, électronique et voix. La mise en scène est de Peter Sellars. Quelques années plus tard, Kajia Saariaho en écrit une version de chambre plus intime (19 musiciens, soprano solo, quatuor vocal et voix), plus proche encore de Simone Weil. Elle répond ainsi à la demande de deux jeunes artistes passionnés de théâtre musical, le chef d’orchestre Clément Mao-Takacs et le metteur en scène Aleksi Barrière, lequel n’est autre que son fils. C’est cette seconde version qui est présentée cette saison. Une même sourde lumière l’anime, secrète et tremblante, la lumière toujours reconnaissable de Kaija Saariaho.


chemin musical en 15 stations d’après la vie et l’œuvre de Simone Weil

conception et réalisation
Compagnie La Chambre aux échos
texte Amin Maalouf
musique Kaija Saariaho
direction musicale Clément Mao-Takacs
mise en scène Aleksi Barrière
soprano solo Karen Vourc’h
ensemble vocal Raquel Camarinha (soprano), Magali Paliès (mezzo-soprano),
Johan Viau (ténor), Florent Baffi (basse)
comédienne Isabelle Seleskovitch
ensemble instrumental Secession Orchestra
scénographie et régie générale Pauline Squelbut
lumières Étienne Exbrayat
costumes Liisa Nieminen


autour

 

avant-scène à 19:00

présentation de l’œuvre
maison de la culture, salle Vialatte
(entrée rue Abbé-de-l’Épée)



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vendredi 14 novembre à 20:00
maison de la culture salle Jean-Cocteau
durée 1 heure 10

en coréalisation avec le centre lyrique Clermont-Auvergne



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