In spite of wishing and wanting

Danse

Recréation 2016


In spite of

wishing and wanting

Wim vandekeybus


Ce fut une véritable déflagration que la présentation en 1999 de ce spectacle. Il bouleversait par sa force, son énergie, la virtuosité des danseurs réunis et bien sûr le propos, que le public, fasciné, découvrait au fur et à mesure que la mosaïque de tableaux successifs se composait sous ses yeux. Inspiré par deux nouvelles fantastiques de l’écrivain Julio Cortázar – Cuento sin moraleja et Acefalía – Wim Vandekeybus et ses interprètes s’infiltrent dans les méandres du désir qui, ici, régit la danse. Un désir indocile, violent, irrationnel, sauvage, que partagent dix danseurs dans des combats martiaux qui laissent parfois la place à des danses pleines de douceur et de tendresse. Hommes-chevaux, hommes en jupe, hommes-oiseaux, hommes-hommes, ils sont successivement tout cela, ces corps endiablés qui jouent, s’amusent, se poursuivent ou s’évitent au rythme d’une danse enfiévrée. Dans une scénographie qui intègre des projections de films et sur une musique originale de David Byrne, ex-leader du groupe Talking Heads, on assiste à une succession de moments d’une beauté inouïe, qui nous plongent aussi dans le flottement et la rêverie quand les corps assoupis semblent si vulnérables. Si le chorégraphe flamand a eu le désir de reprendre cette œuvre majeure avec de nouveaux interprètes, c’est qu’elle a marqué durablement son parcours artistique, qu’elle résonne différemment aujourd’hui dans le monde tel qu’il va et surtout parce qu’il a le sentiment d’une pièce « totale » puisqu’elle associe des images de films qu’il a réalisés, le texte de Julio Cortázar, la musique de David Byrne et l’énergie des danseurs. Tout ce qui permet de faire surgir cette ténacité du désir qui se joue du souhait (wishing) et de la volonté (wanting).


Mise en scène, chorégraphie, scénographie

Wim Vandekeybus

Musique originale et soundscape

David Byrne « Fuzzy Freaky » 

Remix DJ Food

Lumières Francis Gahide, Davy Deschepper

Son Bram Moriau

Plateau Tom de With

Avec Rob Hayden, Eddie Oroyan, Yassin Mrabtifi,

Guilhem Chatir, Grégoire Malandain, Luke Jessop,

Luke Murphy, Flavio D’Andrea, Knut Vikström Precht, 

Cheng-An Wu, Baldo Ruiz

 


Autour du spectacle

Projection « Courts de danse » consacrée à Wim Vandekeybus

Lundi 20 mars à 20:00 à La Jetée

Trois court-métrage réalisés par Wim Vandekeybus pour découvrir l’univers détonnant du chorégraphe de In Spite of Wishing and Wanting.

 

Silver (15’ – 2001)
Silver est une adaptation vidéo de la cinquième scène de la pièce 7 for a Secret never to be told. Sur scène, un personnage enroulé dans un papier aluminium. Soudain de grandes plumes tombent du ciel et le font bouger. Petit à petit d’autres danseurs apparaissent : de complexes travaux de partenaires se développent en une séquence dansée très énergique et vigoureuse.

Blush (52’ – 2005)
Court métrage majeur de Wim Vandekeybus, inspirée du spectacle éponyme de 2002. Portée par la musique de David Eugene Edward et Woven Hand, Blush est un voyage fulgurant oscillant entre les décors paradisiaques corses et les bas-fonds bruxellois. Une exploration de l’inconscient sauvage, des forêts mythiques, des impulsions contradictoires, de l’imaginaire, où le corps a ses raisons que la raison ignore.

The Last words (20’ – 1999)
Ce court-métrage de fiction inspiré de deux nouvelles fantastiques de l’auteur Julio Cortazar fait partie intégrante du spectacle In Spite of Wishing and Wanting. The Last Words évoque un marchand de soupirs et de cris qui vend à un tyran ses propres dernières paroles.

Entrée libre – réservation recommandée

en partenariat avec

Sauve qui peut le court métrage 

et le Service université culture


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Mardi 21 et mercredi 22 mars à 20:30

Maison de la culture

Salle Jean-Cocteau

Durée 1 heure 50



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> Teaser du spectacle