d’après une histoire vraie

Danse

à partir de 12 ans


christian rizzo


D’après une histoire vraie est un rêve éveillé. Huit hommes qui dansent, épaules contre épaules. Leurs bras noués forment de longues tresses humaines. Leurs corps se mesurent plus qu’ils se combattent. Il n’y a pas de guerre entre eux. Ni de sexe. Il ne s’agit pas de ça. Une amitié robuste les attache les uns aux autres. Liens de sang, liens de peuple. Sur une place, un jour de fête. Ils pourraient avoir bu. Ce sont des danseurs sur un plateau de théâtre. Leur danse a l’odeur des mains au travail, l’odeur des champs. Terre et soleil et courage et pudeur. On dirait qu’ils ont le souvenir lointain de danses très anciennes, ondoyantes, chatoyantes, fastueuses. Surgis­sent des farandoles aussitôt dispersées, un cercle, une ronde, vite avalés par la nuit de l’oubli. Les corps exultent. Les têtes volent. Comme des vagues déchaînées. Impitoyables percussions de Didier Ambact et de King q4, présents sur le plateau comme des maîtres du temps. Vision de la beauté simple et concrète. Créée au Festival d’Avignon (2013), d’après une histoire vraie de Christian Rizzo est née d’une émotion que le chorégraphe dit avoir ressentie un jour à Istanbul. À la fin d’un spectacle auquel il assistait, il vit surgir de nulle part un groupe d’hommes. Ceux-ci exécutèrent une danse folklorique très courte avant de disparaître. Habituellement amoureux de couleurs, d’objets, de tissus, d’espaces méthodiquement occupés, de rituels millimétrés, Christian Rizzo a tout abandonné à la seule ivresse de danser.


conception, chorégraphie, scénographie et costumes Christian Rizzo/ l’association fragile
avec
Fabien Almakiewicz, Yaïr Barelli, Massimo Fusco, Miguel Garcia Llorens, Pep Garrigues, Kerem Gelebek, Filipe Lourenço, Roberto Martínez
musique originale et interprétation Didier Ambact et King q4
lumières Caty Olive
régie générale Jérôme Masson
arrangements sonores Vanessa Court
régie lumière et vidéo Arnaud Lavisse
régie lumière Samuel Dosière



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mardi 10, mercredi 11 et jeudi 12 mars à 20:30
maison de la culture salle Jean-Cocteau
durée 1 heure 10



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