Gainsbourg, poète majeur

Lecture


Birkin – Piccoli – Pierre


Jane Birkin, Michel Piccoli, Hervé Pierre réunis, rue Serge-Gainsbourg, sur une même scène et pour une même cause, Gainsbourg alias Gainsbarre… Le chanteur lui-même aurait aimé l’affiche, peut-être même aurait-il murmuré, avec son sourire mince, un truc comme « Pas mal les p’tits gars ! » L’initiative de « parler » les chansons de l’homme à tête de chou, de les dire sans façon, tristesse et fantaisie mêlées, parce qu’elles ont une force poétique, revient à Jane Birkin et à Philippe Lerichomme, producteur et directeur artistique du chanteur et de Jane Birkin aujourd’hui. Et qu’importe si le pudique, l’orgueilleux, le timide Serge Gainsbourg se qualifiait d’auteur de chansons, comme Trenet ou Ferré, artisan d’un art mineur, alors qu’il avait rêvé d’être un peintre de la taille de Francis Bacon. Birkin, Piccoli et Pierre sont assis, chacun à une petite table, leurs papiers – les textes du grand Serge – devant eux, le piano de Fred Maggi est un peu en retrait, comme le sont ses notes qu’il module comme des confidences. Sur les quelque cinq cents chansons écrites par Serge Gainsbourg, Birkin, Piccoli et Pierre en ont retenu une soixantaine. « Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve, que le ciel azuré ne vire au mauve, penser ou passer à autre chose vaudrait mieux. » Serge Gainsbourg, alias Lucien Ginsburg, fut aussi le fils de deux immigrés russes, Joseph et Olga Ginsburg, Joseph le pianiste de bar, Olga la mezzo-soprano, auxquels le régime de Vichy retira la nationalité française au motif qu’ils étaient « Israélites sans intérêt national ».


lecture à trois voix avec Jane Birkin, Michel Piccoli et Hervé Pierre de la Comédie-Française

conception artistique Philippe Lerichomme
accompagnement au piano Fred Maggi



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dimanche 30 novembre à 18:00
Coopérative de Mai
durée 1 heure 15



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